Que faire si vos ouvrages sont en mauvais état ?

Dans le cadre du Programme National Ponts, une visite initiale a été réalisée sur chaque ouvrage recensé, et un niveau de défaut, établi sur une échelle de 1 à 4, a été reporté dans le carnet de santé.

A la réception du carnet de santé des ouvrages communaux, pour en « savoir plus » quant à leur état et leur devenir, il convient de faire appel aux services spécialisés de la collectivité si elle en possède ou à un bureau d’études spécialisé :

– Si des ouvrages sont classés 2, il sera vraisemblablement nécessaire de définir et de réaliser les travaux d’entretien spécialisés préventifs qui consistent à traiter des dégradations prévisibles ou amorcées sur tout ou partie d’un ouvrage avant que sa structure ne soit altérée. Ces actions permettront d’éviter d’engager à terme des travaux plus conséquents et coûteux ;

– Si des ouvrages sont classés 3 ou 4, il sera nécessaire de définir et d’engager des travaux de réparation curatifs, qui visent à traiter des désordres affectant la structure et à remettre partiellement ou totalement un ouvrage dans son état de service initial. Il convient d’étudier plus en profondeur l’ouvrage pour mieux connaître la gravité des défauts, leur ampleur et leur origine. Cette évaluation permettra de définir les réparations nécessaires afin de remettre partiellement ou totalement l’ouvrage dans son état de service initial. Dans certaines situations, lorsque l’état d’un ouvrage est trop dégradé, il devient techniquement nécessaire, et économiquement plus intéressant, de le démolir et d’en reconstruire un nouveau.

L’intervention préalable d’un expert peut permettre d’avoir un « premier regard » sur les éléments disponibles, afin de prodiguer des conseils utiles sur la suite à donner et vous éviter d’engager des travaux qui pourraient s’avérer inutiles ou insuffisantes par la suite.

© CEREMA

Mission de premier regard

Les sociétés membres de l’imgc sont à votre disposition pour vous accompagner dans le cadre de ces missions de premier regard :
– Etape 1 : une prise de connaissance du carnet de santé et un avis de principe
– Etape 2 : une assistance à l’étude et à la mise en œuvre de mesures de sécurité immédiate
– Etape 3 : une assistance à l’étude et à la mise en œuvre de mesures de sauvegarde
– Etape 4 : un Premier regard sur l’ouvrage et sur les orientations à envisager

Les différentes étapes d'une opération de réparation ou de réhabilitation

D’une manière générale, pour passer de la découverte d’un(de) défaut(s) à la réalisation de travaux, il est nécessaire de respecter les 4 étapes suivantes qui nécessitent l’intervention de bureaux d’étude spécialisés :
– Phase 1 : diagnostic ;
– Phase 2 : étude des scénarios et choix d’un programme ;
– Phase 3 : études de conception ;
– Phase 4 : travaux, suivi d’exécution et réception des travaux.

Cette démarche est nécessaire afin de s’assurer de la pertinence et de la durabilité des actions et optimiser le coût global de l’opération. Les membres de l’IMGC sont à votre disposition pour la réalisation de ces différentes missions.
Retrouvez la liste des adhérents de L’IMGC en fonction des différentes phases :

Points de vigilance

Attention !

Il est fortement déconseillé de passer directement de la découverte d’un désordre à la réalisation des travaux de remise en état, en faisant directement appel à une entreprise.
Pour s’en convaincre, prenons deux exemples que l’on rencontre fréquemment sur le terrain :

1 – Un ouvrage peut présenter des désordres légers en surface mais nécessiter des réparations en profondeur. C’est souvent le cas des murs en maçonnerie. S’ils sont soumis à des venues d’eau depuis l’arrière du mur, cela se manifeste par des désordres sur la surface du mur, par exemple des déformations ou du disjointoiement. Si on ne traite que les désordres apparents (les « symptômes »), on ne va pas résoudre le problème et il faudra refaire de nouvelles réparations sous peu. Il est même probable qu’on aggrave le désordre en rejointoyant l’ouvrage et donc en empêchant l’eau de s’écouler, augmentant ainsi les poussées sur le mur ;

2 – Un ouvrage peut présenter des désordres stabilisés qui pourrait laisser penser à l’inutilité de réparation. En effet, il est difficile de savoir, lors de la première visite, si les déformations ou mouvements de structure (bombement, basculement…) sont stabilisés. Il est alors nécessaire de suivre leur évolution à partir de cette première visite (état zéro) et, si la stabilité des désordres est confirmée, d’éviter tous travaux inutiles de confortement.

Il est donc important, voire indispensable, de passer par une phase de diagnostic des défauts et de leurs conséquences avant de définir toute solution de reprise puis de la mettre en œuvre. En outre, il y a lieu de vérifier que les désordres constatés n’engagent pas la sécurité des usagers et des tiers.